Contexte & Objectifs

Les crises aiguës de 2005 et de 2010 provoquées par la sécheresse, ont affecté plus de 10 millions de personnes  et en 2012, l’effet combiné d’une baisse de la production céréalière et d’une hausse des prix ont aggravé l’insécurité alimentaire et nutritionnelle de plus de 16 millions de personnes dans les pays sahéliens. Selon l’UNICEF, 300 000 enfants de moins de cinq ans meurent au Sahel chaque année de causes liées à la malnutrition.

L’objectif global du P2RS est donc d’éradiquer les causes structurelles des crises alimentaires et nutritionnelles aiguës et chroniques en aidant les ménages vulnérables à accroître leurs revenus, à accéder aux infrastructures et aux services sociaux de base, et à construire un patrimoine permettant de renforcer durablement leurs moyens d’existence. Le P2RS concerne l’ensemble des pays membres du CILSS (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Cap Vert, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo) et sera mis en œuvre en quatre phases de cinq ans. La première phase du programme concernera, en termes d’investissement, les sept pays sahéliens les plus affectés par les dernières crises, à savoir: le Burkina, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad. Par contre la composante régionale bénéficiera aux 13 pays membres du CILSS.

Le programme concernera directement quelques 800 000 petites exploitations agro-sylvo-pastorales et halieutiques, réparties entre les 7 pays ciblés par cette première phase du programme. Ses actions cibleront en premier lieu les populations les plus vulnérables, notamment les  petits producteurs, les éleveurs et agro-pasteurs et les pêcheurs artisanaux. Elles accorderont une attention spécifique aux femmes et aux enfants en bas âge.

Le P2RS comprend trois composantes principales, déclinées en sous-composantes

A. Développement des infrastructures rurales : (A1) Développement des infrastructures hydro-agricoles; (Ai) Aménagements pastoraux et halieutiques; (A3) Développement des infrastructures de conservation/transformation et commercialisation; et (A4) Développement des infrastructures sociales de base.

B. Développement des chaînes de valeurs et des marchés : (B1) Renforcement des capacités : (B2) Développement des filières végétales ; (B3) Développement des filières animales ; (B4) Développement des filières halieutiques ; (B5) Amélioration de l’accès au marché et au financement ; (B6) Recherche-développement et innovations technologiques résilientes ; (B7) Promotion de l’emploi des jeunes et (B8) Renforcement de la sécurité alimentaire et de la nutrition.

C : Gestion et coordination du programme : (C1) Coordination des activités du projet, (C2) gestion administrative, comptable et financière, (C3) acquisition des biens, travaux et services, (C4)  suivi-évaluation de l’exécution du projet et (C5) Mise en œuvre du PCGES.

Les activités, sources d’impacts, sont principalement les travaux d’infrastructures de la composante A qui incluent : (i) la réalisation de micro-barrages, de seuils d’épandages, de périmètres d’irrigation villageois à partir des barrages ou à partir de puits et forages peu profonds équipés de motopompe et système de distribution d’eau; (ii) les travaux de protection mécanique et biologique des aménagements réalisés et de récupération des terres agricoles affectées par l’érosion hydrique ; (iii) l’alimentation en eau du bétail par l’aménagement de mares, forages, puits pastoraux, etc. ; (iv) le développement des infrastructures d’élevage et halieutiques (parcs, couloirs de transhumance, périmètres pastoraux, centre services pastoraux, étangs piscicoles, etc.) ; (v) la construction des banques céréalières, boutiques d’intrants agricoles, banques d’aliments bétail au niveau village et centrales d’approvisionnement communales ; (vi) la construction des centres de collecte de lait, mini laiteries, fromageries, unités de séchage et de conditionnement; (vii) l’aménagement des pistes d’accès aux sites aménagées et de désenclavement des zones de production ; (viii) la construction des marchés ruraux et à bétail,  comptoirs de vente des produits agricoles pour la commercialisation et (ix) la construction des infrastructures de base incluant (a) les systèmes d’AEPA, les points d’eau villageois et les latrines pour l’Hydraulique villageoise et l’assainissement, (b) les salles de classes et les centres de formation et d’apprentissage ainsi que les centres d’alphabétisation pour les infrastructures d’éducation,; et (c) les cases et centres de santé intégrés pour les infrastructures sanitaires. Ces différentes infrastructures seront financées par le programme sous forme de sous – projets aux bénéfices des communautés.

Cadre politique juridique, légal et institutionnel applicable au programme

Le P2RS  intègre parfaitement les orientations en matière de politique de développement économique et social de l’ensemble des pays ciblés par le programme, qui  sont énoncées dans les différents cadres et  stratégies de développement (Documents de politique économique et sociale;  Stratégies de lutte contre la pauvreté, Stratégies de Croissance Accélérée –SCA- ; OMD, Politiques genre, lois d’Orientation Agro-Sylvo-Pastoral, PNIA etc.) et au niveau des  différents codes sectoriels (environnement, eau, pastoral, forestier, etc.). En plus d’appartenir pour la plupart aux mêmes Organisations (UA, CEDEAO, CILSS, UEMOA, OMVS, OMVG, autres Offices de fleuve,  de Lacs, etc.), sur le fonds, il existe  beaucoup de similitudes,  entre les cadres politiques, institutionnels et réglementaires des pays ciblés par le P2RS, dans les domaines économique, social et environnemental. Des similitudes existent  également au niveau des conventions internationales signées ou ratifiées par les pays et sur la règlementation sur les évaluations environnementales  et ses procédures.

Des codes édictent les règles relatives aux principes fondamentaux de préservation de l'environnement et la gestion des ressources naturelles et des  décrets et arrêtés définissent le  champ d’application,  le contenu et les  procédures. La catégorisation  des projets présente également beaucoup de similitudes.

Plan Sénégal Emergent 

PSE
L’ambition de l’Etat du Sénégal est de favoriser une croissance économique à fort impact sur le développement humain. Pour ce faire, il s’agira de consolider les acquis, notamment en matière de gouvernance démocratique, et de recentrer les priorités dans la perspective de garantir durablement la stabilité économique, politique et sociale.

Acte III 

Acte III
La vision du Chef de l’Etat, qui guide la mise en œuvre de l’Acte III de la décentralisation, est d’« organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable à l’horizon 2022 ». A cet égard, l’objectif général consiste à élaborer une nouvelle politique nationale de décentralisation qui permet d’asseoir des territoires viables et compétitifs, porteurs d’un développement durable.

ODD 

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Objectif 2 : Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable

République du Sénégal 

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Le Sénégal se situe à l'avancée la plus occidentale du continent africain dans l'Océan Atlantique, au confluent de l'Europe, de l'Afrique et des Amériques, et à un carrefour de grandes routes maritimes et aériennes.

Contact

Programme de Renforcement de la Résilience à l’Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle au Sahel (P2RS)

Route des Pères Maristes – Hann-Dakar, Enceinte DBRLA

BP 64 841 DK Fann

Tél : (+221) 33 832 82 71

Fax : (+221) 33 832 82 72

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